Si la qualité de la matière première est primordiale pour réussir un bon chocolat, les ustensiles et instruments nécessaires à sa fabrication puis à sa consommation, jouent eux aussi un rôle capital ainsi que le matériau dont ils sont faits : bois du moussoir, porcelaine de la tasse, argent...

Lorsqu'il n'était encore que la boisson du peuple d'Amérique Centrale, le chocolat se dégustait dans des "Tecomatee" ou noix de coco.

A Hernan Cortes, on servit un chocolat dans des écailles de tortue, polies et enjolivées d'arabesques en or.

On préparait aussi les différentes boissons à base de cacao dans des "xicaras" tres variées: les unes recouvertes de peintures d'une très grande diversité, d'autres aux couvercles richement ornés. On y ajoutait une cuillère en écaille pour remuer le cacao.

Plus tard, en Europe, on jugea indispensable d'utiliser des chocolatières, sortes de vases tronqués avec des anses et un couvercle percé au millieu pour laisser le passage au moussoir, grâce auquel on faisait mousser le liquide en ébullition.

Certains de ces "moulinets", ou "moussoirs", sont de véritables oeuvres d'art : les artisans de tous les pays ont toujours apporté à leur fabrication autant de soin qu'à celle des tasses et des chocolatières. Les trembleuses étaient des soucoupes dans lesquelles on fixait alors la tasse à chocolat.

Les ambassadeurs du Siam offrirent à Louis XIV les premières chocolatières en métal précieux, en 1686, et depuis cette époque, les fabriquants de porcelaine et de faïence proposent des modèles de chocolatières et des tasses spéciales pour boire le chocolat, parfois assortis à des services complets de table. La tasse à chocolat est d'une contenance supérieure à celle de la tasse de thé, et inférieure à celle du petit déjeuner.

Les moules utilisés depuis 1832 permirent de fabriquer des images en chocolat à trois dimensions, au début en argent ou en étain, puis en cuivre étamé au plaqué argent, en acier inoxydable et en plastique.